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Archivo para Abril 2008
Plinius
21. Abril 2008 by Pline Le Jeune.
Plinius Tacito suo Juvenalique s.d
Chers amis, comme vous, je me suis retrouvé, par je ne sais quel pouvoir des dieux, dans un futur lointain (en 2008 comme disent les habitants) quelque part dans le sud de l’Armorique, dans une ville appelée Sainte Anne d’Auray.
J’ai de la chance, les habitants (les Français) parlent une langue qui ressemble beaucoup à la nôtre et j’arrive un peu à me faire comprendre.
Malheureusement, ces derniers m’ont tout l’air de barbares décadents… C’est du moins ma première impression.

Rien que l’air que l’on respire, d’ailleurs, sent beaucoup moins bon qu’à notre époque.
La première chose qui m’a surpris ici en Gaule, ce sont les pratiques religieuses.
Hier, comme c’était les Ides de Mars, je suis parti mettre une offrande dans le temple de Mars. Mais quand j’ai demandé où se trouvait le temple , on m’a répondu :
« Un temple ? Ce ne serait pas plutôt la basilique Sainte-Anne que vous cherchez ? C’est la 3e rue à gauche. »
Cette réponse vous étonnera sûrement autant que moi : quelle idée de célébrer le culte des dieux dans un endroit aussi inapproprié qu’un bâtiment juridique. Ils sont fous ces Français ! Mais j’ai quand-même décidé de suivre les instructions qui m’avaient été données.
J’ai alors aperçu une grande bâtisse avec de grandes fenêtres colorées intégrant des personnages qui me sont encore inconnus. En tout cas, rien à voir avec nos magnifiques temples à Rome. ô tempora, ô mores!
L’architecture nouvelle est en tout cas bien étonnante. Si vous voyiez cette tour pointant vers le ciel surmontée d’une statue que j’ai pris pour leur déesse ! Cette tour si pointue sert-elle à faire monter plus haut la fumée des sacrifices , ou à voir l’ennemi arriver de loin ? J’ai décidé d’entrer car j’ai entendu un instrument que je n’avais jamais entendu à Rome, curieux de savoir ce que c’était.
J’ai alors eu une vision cauchemardesque : figurez-vous mes amis, qu’il y avait plus d’une centaine de personnes, hommes, femmes, enfants , qui chantaient debout, au son puissant d’un énorme édifice en bois d’où sortaient de nombreux tuyaux métalliques, le tout placé sur une tribune. Quelle cacophonie ! Mais le pire reste à venir.
Vous êtes au courant de l’affaire que notre divin empereur Trajan m’avait chargé à Lugdunum de réprimer les chrétiens qui osaient nier les Dieux et l’Empereur. Et bien cette assemblée n’étaient composée que de chrétiens ! J’ai en effet reconnu cet homme, Christus, que ces gens vénèrent comme un dieu, crucifié, comme ils le représentent. Il faut croire que cette religion est devenue très importante.
Il faut se faire une raison… Après tout, sol lucet omnibus!
Aujourd’hui, nous sommes le « 16 mars » et les citoyens semblent préoccupés par tout autre chose, les élections!
Ils élisent un maire, une sorte d’édile, une personne qui dirige la ville aidée d’un conseil municipal. Michel Le Scouarnec est candidat et on voit son visage sur une affiche, une sorte de papyrus bariolé. Les murs de la ville présentent bien d’autres visages, d’autres candidats… Mais je n’ai pas entendu de discours sur le forum.
Sur l’une des ces inscriptions est indiquée une adresse et une date, il s’agit d’un « meeting », qui s’apparente aux exercices oratoires auxquels se soumettent nos magistrats et je décide de m’y rendre, pour vous faire part des évolutions en matière de politique. Les personnes que j’ y ai rencontrées m’ont soumis leur point de vue et ces échanges m’ont amené à m’interroger: les hommes se sont-ils améliorés en 2000, s’agit-il d’un nouvel âge d’or ?
Les différents témoignages que j’ai pu recueillir me font penser au contraire que, dans cette Gaule moderne, la politique s’inscrit davantage dans un esprit de décadence que de justice et d’honnêteté.
De nombreux hommes politiques sont attirés par le luxe, l’argent, le pouvoir, la popularité…laissant libre cour à la corruption, la tromperie et les complots, au détriment de leurs devoirs. Salluste l’avait bien dit déjà, dans les derniers temps de la république, il y a deux mille ans. Nous sommes loin de l’âge d’or paisible, juste et harmonieux, que chantait notre poète Virgile, et ici, le faste côtoie la misère.
Ce qui est étonnant, c’est que la charge des plus hauts magistrats est désignée par le terme de ministère: un ministerium, un service, qui n’incombe plus aux esclaves ni aux affranchis ! Et on peut s’interroger sur le véritable « service » qu’ ils rendent … En relisant Cicéron, je trouve là une idée qui lui est chère : le magistrat ne doit-il pas mettre tous ses talents en œuvre pour servir le bien commun
Les citoyens parlent aussi d’un événement qu’ils appellent « Mai 68 » et qui s’est produit il y a quarante ans, - peut-être en avez-vous aussi entendu parlé en Italia ou Hispania ?. Certains l’évoquent avec un peu de nostalgie, un printemps plein d’inventions et libérateur. D’autres y voient une véritable rupture dans la société, une crise, le symbole de la « décadence » si l’on en croit le chef de la république Nicolas Sarkozy. C’est curieux comme ce mot revient souvent… Mais s’il prétend que l’âge d’or est de retour avec son élection, je ne suis pas de son avis !
Ce «président français » est marié à une certaine Carla Bruni qui paraît-il vient également d’Italia. Je pensais que ce chef de l’état avait épousé une italienne pour favoriser les affaires et les relations entre les deux pays mais en fait on m’a dit qu’il s’agissait d’un mariage « d’amour » . César, lui aussi, avait cédé aux charmes de Cléopâtre !
Il y a donc un « président de la république », élu pour cinq ans, il ne dispose pas du pouvoir à vie comme nos empereurs. Il est assisté d’une dizaine de « ministres », d’une assemblée de députés…il ne détient pas le pouvoir à lui tout seul.
On peut parler d’un retour en arrière car si vous vous souvenez bien, sous la république romaine, les citoyens
élisaient également deux chefs de la république : deux consuls. Seulement ce qui diffère ici, c’est que tout le monde peut voter : les femmes, les hommes et même ceux qui accomplissent les travaux les plus terribles et les plus pénibles : la fabrication des routes, des différents bâtiments; les nettoyages! J’ai d’abord cru que ces gens qui travaillent durement sous tous les temps étaient des esclaves mais pas du tout ! Ce sont des hommes libres : il n’y a plus d’esclaves ! Ceci est vraiment une avancée miraculeuse car les hommes de cette époque ont enfin reconnu l’égalité de tous les hommes. Il paraît cependant qu’il persiste de nombreuses inégalités à cause par exemple de la couleur de la peau : quel curieux critère ! ils nomment cela le racisme. Chez nous, nous sommes tous de mêmes couleurs et personne n’est exclu parce qu’il est un peu plus bronzé que les autres ! Quelle idée ridicule !
Je ne comprends guère ce qui m’a amené à me retrouver dans cette province, où la vie est tout autre que dans la cité de Rome.
Quel ne fût pas mon étonnement les premières fois où je me suis promené dans les rues de cette ville étrange. J’entends bien qu’au fil des siècles, l’architecture se soit transformée et les mœurs des citoyens m’ont logiquement beaucoup surpris mais ce qui m’a le plus étonné, c’est leur manière de se vêtir !
Que la toge soit passée de mode, soit ! Mais il n’y a pas que la forme du vêtement qui soit différente, en effet leurs couleurs sont stupéfiantes et surtout d’une grande variété. Les habits brillent comme de l’or au soleil, certaines étoffes resplendissent même dans l’obscurité la plus totale, c’est ce qu’ils appellent la fluorescence. Notre pourpre si convoitée paraît bien pâle en comparaison.
Et oui, ici, les mœurs sont bien différents de ceux de ma chère patrie, ne serait-ce que pour la nouvelle condition féminine !
Observez, alors que je déambulais, perdu dans ce qu’ils appellent maintenant « galerie commerciale », je notais la présence féminine beaucoup plus dense qu’à notre époque. Il semble que tout tourne autour de leur personne.
Elles ont pris une sorte d’assurance vulgaire et irrespectueuse que n’ont pas les femmes de chez nous. Voyez-vous même, c’est leur regard interrogateur qui m’a fait prendre conscience que j’attirais l’attention, par ma tenue desuète, sans doute.
Vous devinez aisément mon étonnement en m’apercevant de cette insolence que jamais je n’aurais rencontré à Rome. En poursuivant mon chemin, je desespérais de voir des hommes, et me demandais quelle serait leur réaction s’ils voyaient leurs épouses livrées ainsi à elles-même, et sans surveillance. Et leurs cheveux ! Courts, mes amis, courts ! Ceci va à l’encontre même de nos critères de beauté, ainsi qu’à Venus, notre magnifique déesse, dont les longs cheveux symbolisent la sensualité. Quel sacrilège ! J’en restais coît.
Alors que j’abordais l’une d’entre elles et la questionnais sur la longueur de sa chevelure, elle me répondit avec une impertinence et sur un ton qui me laissèrent interdit : « Non, mais, vous vous êtes vu, mon pauvre, avec votre vieux drap autour des épaules !? Ca a l’air de dater votre machin ! ». Et d’éclater de rire devant toutes ses compagnes, qui ne tardèrent pas à l’imiter.La seule chose, qui à mon humble avis n’a pas changé, c’est l’acharnement qu’elles ont, quel que soit leur âge, à se parer de manière à être la plus belle possible. Cependant je trouve moins de raffinement dans leurs parures, une recherche désespérée de la jeunesse éternelle. On ne peut rien contre le temps et au lieu de mettre en valeur leur beauté de femmes mûres et pleines d’expérience, elles se confortent dans le malheur de leur jeunesse envolée.
Enfin, les femmes ici s’habillent comme les hommes et semblent toutes aussi affairées qu’eux dans la rue. Oui, les femmes sortent, on les trouve dans la rue à courir pour quelques rendez-vous urgents, faire des achats ou bien flâner.
Il semblerait bien que nos descendants aient eu à faire à une révolte de la gente féminine et n’eurent d’autres choix que de laisser leur femme sortir du foyer. On en retrouve même certaines en politique ! Effectivement, lors des dernières élections présidentielles Françaises, deux candidats s’opposaient dont une femme nommée Ségolène Royale et même si elle n’est pas parvenue à ses fins, je peux vous donner d’autres exemples de femmes qui elles ont réussi : Rachida Dati est à la tête du ministère de la justice Française et le pays des Germains est dirigé par une femme Angela Merkel.
Au fil de mes discussions avec les habitants j’ai réussi à dégager plusieurs points de vue, le regard que certains portent sur leur époque. Les plus pessimistes estiment qu’avec un homme qui travaille et femme qui fait de même, il ne reste plus personne dans le couple de cette époque troublée pour s’occuper de l’éducation des enfants , qui livrés à eux-mêmes, sans règles aucunes, sont mal élevés et leurs écarts à la bonne conduite est ici appelée délinquance.
Cette vision me surpris d’autant plus que j’avais rencontré , à mon arrivée dans cette étrange région, de tout jeunes gens qui m’avaient parus forts aimables et m’avaient renseigné très poliment sur le lieu exact où je me trouvais et où je pouvais trouver une auberge pour coucher.
Pour enquêter, j’ai cherché à connaître l’avis d’un magister et je me suis rendu, il y a deux jour, le jour de Vénus, dans une école qu’ils appellent ici :«maternelle ». Là encore je me suis retrouvé devant une femme. C’était une institutrice, elle me reçut très cordialement et m’expliqua le système scolaire du XXIème siècle. Les enfants sont accueillis dès leur plus jeune âge dans des « crèches » où des nourrices s’occupent d’eux parfaitement . Puis à partir de 3 ans ils entrent successivement en « maternelle », à 6ans en « primaire », à 11 ans au « collège»,à 15 ans au « lycée » et après un examen commun à tous ils commencent leurs études supérieures.
A ce moment-là, un homme d’une trentaine d’années surgit dans la salle. L’institutrice lui demanda ce qu’il voulait et il se mit à l’accuser d’être responsable de la mauvaise éducation de son enfant. Elle rétorqua que la faute devait être partagée. Elle me demanda de sortir, ce que je fis. Puis je songeai …
De notre temps, mes amis, le laxisme des parents étaient déjà un fléau pour notre société. En effet, notre maître Quintilien, souvenez-vous, décrivait dans « Institution Oratoire » la décadence de l’éducation des enfants : enfants trop gâtés, mollesse des parents «socordia caeca ac sopita parentum ».
Les enfants ont des jouets en quantité et des objets toujours plus tôt « à la pointe de leur technologie ». Par exemple, dans la rue, je ne cesse de croiser, depuis mon arrivée ici, de jeunes enfants qui possèdent des appareils qu’ils appellent portables, mp3, …. A 3ans, ils ont déjà les nouvelles « game-boys », ces boîtes à images qui leur servent de distractions . Des distractions bien solitaires. Cela est tellement différent de nos osselets et nos billes…
Sous prétexte de vouloir les rendre heureux, les parents cèdent à tous leurs caprices, n’osent plus leur dire non, en négligeant alors leur éducation. Les limites sont donc devenues inexistantes, l’enfant devient un tyran, on parle ici d’ « enfant –roi » !
Les enfants restent aujourd’hui, devant ce qu’ils appellent, télé, jeux vidéo, ceci toute la journée, les parents ne les encouragent pas à suivre des activités culturelles telles que la lecture, la visite de musées, l’instruction du patrimoine, toutes les beautés que notre générations leur a laissées.
Ce qui m’a amusé en allant chez le bouquiniste, c’est de trouver des ouvrages indiquant aux parents comment éduquer leurs enfants. Après l’avoir feuilleté un instant, mon œil fut attiré par un autre livre, un livre d’art où figuraient des images. L’une d’elle , une « œuvre d’art » me laissa bouche-bée : il s’agissait en fait de latrines, d’une forme peu différente des nôtres, et en plus , appelé « La Fontaine » . Quand on sait que chez nous , une fontaine est un objet précieux !
Cette nouvelle époque est déroutante à bien des égards.
Il y a bien quelques divertissements. Le plus populaire de tous est le sport : « le football ». Un jeu consistant à mettre une balle de cuir avec le pied dans un filet. Il arrive –je vous en donne ma parole- que des hommes d’âge mûr, ayant l’esprit entier tourné vers ce sport, aillent jusqu’à verser des larmes à cause d’une défaite. On y voit le sommet de la bêtise humaine : la tricherie, la tromperie, le fanatisme, l’intolérance, la non-maîtrise de soi, et toutes sortes de maux encore,(j’ai même vu un joueur donner un coup de tête dans le thorax d’un joueur adverse !) . Certes ces maux étaient déjà présents à notre lointaine époque, et je me rappelle avoir fustigé déjà l’engouement puéril des spectateurs pour les courses de char….et cela m’amène à penser que les hommes ne s’améliorent pas avec le temps.
Mais en cette fin d’après-midi, une surprise m’attendais qui me réjouis encore : un divertissement étonnant et superbe ! Alors que je me promenais dans les rues d’Auray je me suis retrouvé nez à nez avec une statue ! Cela n’a rien d’étonnant me direz-vous.. mais cette statue, bouge, sourit, et tout à coup, redevient de marbre ! Je me suis retrouvé tel Pygmalion en adoration devant Galatée. Quel sortilège permettait ce miracle ? Je restais pantois. Mais peu de temps après, je compris quelle était l’explication. Cette statue n’était autre qu’un homme, comme vous et moi, entièrement peint en blanc, et qui tâchait de donner l’illusion d’une statue. Après être resté longtemps interdit, et après maintes réflexions à ce sujet, je trouve finalement l’idée originale, et admire cette homme pour sa capacité à maîtriser son corps et pour sa patience.
Mais il se fait tard chers amis, et j’ai été bien bavard. J’attends de vos nouvelles avec impatience, en espérant que vos expériences dans ce nouveau monde soient fructueuses et enrichissantes. Valete.

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Espectáculos
15. Abril 2008 by Tácito.
“Maior recreatio romano erat ludi circenses ubi multi homines aut soli pugnabant”

Ave , amici Plini et Iuvenalis:
Acabo de aparecer en Hispania casi veinte siglos después y creo que estoy en Carthago Nova, porque creo reconocer el puerto. Aun así no sé dónde estoy ni dónde me encuentro.
Solamente veo personas muy contentas dirigiéndose hacia algún lugar en concreto. No las entiendo, estoy asustado. Sigo a la gente para ver a dónde se dirigen. De repente me encuentro sentado viendo una carrera, pero los carros no están tirados por caballos. Llevan también ruedas, pero no entiendo su movimiento sin esos caballos; dicen que son carros de Fórmula 1, al menos es eso lo que consigo entender de lo que grita la gente. Ellos están muy emocionados y llevan camisetas iguales que los hombres que van montados en los carros: los llaman pilotos (no aurigas). Nosotros también llevamos pañuelos de colores como los de nuestros carros preferidos. Nos apostábamos mucho dinero. A la vez estos hombres llevan en la cabeza un casco, pero no son de cuero como los nuestros. Me encuentro sediento y un hombre me ofrece agua y otras bebidas que desconozco, yo le doy un sestercio y él me lo rechaza. Spectaculus finem dedit: me he dado cuenta porque un hombre ha sacado la bandera, pero ésta es de cuadros, no he podido contar las vueltas (si eran 7, más o menos), no lo señala en ningún lugar, no veo delfines. Es muy distinto al circo Máximo, dan vueltas pero no con forma circular.
Voy por la calle y otra vez una muchedumbre de personas se dirige a otro lugar, las sigo. Estoy viendo un anfiteatro romano, aunque los que se dirigen allí lo llaman “ruedo”; seguro que será una lucha de gladiadores, pero aquí los llaman toreros. Necesito conseguir un pase como en Roma para tener mi asiento asegurado. Entro por los vomitoria, todo es idéntico. Hace mucho calor; no entiendo por qué no tienden un toldo como hacemos nosotros. La otra mitad del anfiteatro está en sombra. Mi vecino de localidad me dice que se llama “plaza de toros”; es parecido a nuestro anfiteatro, pero ésta es totalmente circular, no son dos teatros unidos. Estoy sentado junto a los plebeyos (plebs sordida et circo ac theatris sueta -Tácito, Historiae I, 4), y no entiendo por qué no hay separación de clases, en Roma era esencial.
Me llama la atención que todo esté en piedra cuando en mi tiempo muchos aparecían de madera y además con materiales de mala calidad que provocaban accidentes demasiado a menudo. Puedo recordar que una vez escribí sobre esto: “M. Licinio L. Calpurnio consulibus ingentium bellorum cladem aequavit malum improvisum: eius initium simul et finis extitit. nam coepto apud Fidenam amphitheatro Atilius quidam libertini generis, quo spectaculum gladiatorum celebraret, neque fundamenta per solidum subdidit neque firmis nexibus ligneam compagem superstruxit, ut qui non abundantia pecuniae nec municipali ambitione sed in sordidam mercedem id negotium quaesivisset. adfluxere avidi talium, imperitante Tiberio procul voluptatibus habiti, virile ac muliebre secus, omnis aetas, ob propinquitatem loci effusius; unde gravior pestis fuit, conferta mole, dein convulsa, dum ruit intus aut in exteriora effunditur immensamque vim mortalium, spectaculo intentos aut qui circum adstabant, praeceps trahit atque operit. et illi quidem quos principium stragis in mortem adflixerat, ut tali sorte, cruciatum effugere: miserandi magis quos abrupta parte corporis nondum vita deseruerat; qui per diem visu, per noctem ululatibus et gemitu coniuges aut liberos noscebant. iam ceteri fama exciti, hic fratrem, propinquum ille, alius parentes lamentari. etiam quorum diversa de causa amici aut necessarii aberant, pavere tamen; nequedum comperto quos illa vis perculisset, latior ex incerto metus.” (Tácito, Annales IV, 62)
Acaba de entrar un hombre, pero no parece un gladiador: no lleva nada para defenderse, sólo un gran pañuelo rojo que lo sujeta con un palo, creo que con eso se defenderá. Ojalá sea una lucha entre un retiario y un tracio, porque lleva el palo largo que es el arma de ataque del retiario. Su ropaje es muy distinto, lleva ropa muy ajustada y brillante. Nuestros gladiadores llevan un simple harapo. Está saludando al emperador o al magistrado que ha pagado los juegos, pero le dice unas palabras que no consigo entender, imagino que será “AVE CAESAR, MORITURI TE SALUTANT ”. Las mujeres lo aclaman, será un gladiador fuerte, yo también lo admiro, son muy valientes. Acaba de salir un animal, no es un tigre ni una de las fieras acostumbradas y no ha salido de las “carceres”, ha salido desde un lado del anfiteatro. Parece que va a haber sangre, me lo voy a pasar muy bien. El gladiador saca su gran pañuelo rojo, pero no lo golpea, simplemente huye del animal, no se enfrenta. Ha salido un caballo con otro gladiador montado en el. Éste saca un gran palo e intenta que la fiera no ataque al caballo. Va a pincharle el gladiador al toro, casi lo hiere, la gente grita, pero no de alegría; todos tienen cara de preocupación; sin embargo, cuando pinchan a la fiera, todos gritan como locos. La fiera cae tendida en el suelo. Para mi sorpresa la gente saca pañuelos blancos, no lo entiendo si no ha luchado bien, y para más sorpresa lo han cogido a hombros y lo están sacando del anfiteatro. El juego ha sido muy corto, solo ha durado unas horas, en Roma me podía pasar días y días.
Vuelvo al día siguiente por la tarde, porque es la hora de la lucha de los gladiadores, a la que siempre hay más gente. Espero que hoy haya una buena lucha, aunque también echo de menos las naumaquias. Entro por la vomitoria y al salir no hay nadie, solamente los gladiadores entrenando, pero ni luchan entre ellos, ni tienen armas. Estoy divisando al gladiador retirado: les esta explicando cómo deben defenderse con el pañuelo rojo ante la fiera.
Spero vos me cito scribere. Aclarad mis dudas y contadme sine ira et studio lo que estáis viviendo vosotros por allí. Yo seguiré mi camino investigando sobre dónde estoy, pero creo que muy lejos de mi tiempo y de mi Roma…
Valete
Tacitus scripsit.

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